• s’appuyer sur l’intelligence. L’approche traditionnelle en formation s’adresse essentiellement à l’intelligence analytique, alors que l’approche par les jeux nourrit l’intelligence pratique. L’utilisation des activités interactives proposées ici permettent de stimuler l’intelligence pratique pendant le jeu, et l’intelligence analytique après le jeu, pendant le débriefing.
  • tirer parti de la diversité. La diversité des participants au sein d’un groupe d’apprenants est de nos jours bien plus élevée qu’elle ne l’a jamais été. La formation doit s’efforcer de prendre en compte des différences de modes d’apprentissage, d’éducation, de niveau social, de genre (féminin ou masculin), ainsi que des différences ethniques, culturelles ou de génération. Les jeux de formation permettent de prendre en compte les différences entre les participants – et même d’en tirer parti.
  • rendre les apprenants actifs. Les chercheurs en neurosciences et en pédagogie ont abondamment montré que la passivité dans l’apprentissage ne donne aucun résultat efficace. Les recherches actuelles suggèrent que tout peut – et devrait – être enseigné à travers une pédagogie active et interactive.
  • toucher les apprenants introvertis. Les apprenants introvertis se sentent souvent agressés quand ils sont sollicités pour participer à des jeux interactifs. De nouveaux formats d’activités interactives – telles que celles présentées ici – sont conçues pour être non traumatisantes et pour favoriser la participation de tous.
  • accepter le mélange de plus en plus fréquent entre enseignement et divertissement. Baignant dans les jeux vidéos, les participants d’aujourd’hui veulent être stimulés lors de leur apprentissage de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences. Des activités interactives peuvent ainsi leur permettre l’apprentissage de compétences essentielles.
  • tirer parti du bénéfice de l’apprentissage mutuel. Une stratégie éprouvée et efficace pour apprendre est d’encourager les participants à apprendre les uns des autres. Beaucoup de jeux de formation se basent sur l’apprentissage coopératif entre les membres d’une équipe, et la compétition entre équipes.
  • enrichir le temps libre des gens. Jouer est une alternative active à la télévision, reconnue comme une activité passive. Les jeux, par leur côté actif, améliorent la santé physique, mentale et sociale du joueur.
  • transformer un contenu pour le rendre plus facilement accessible. Les jeux permettent de transformer rapidement le contenu d’une formation, pour en faciliter la compréhension et la mémorisation. Et lorsque le contenu évolue, nous pouvons garder la structure du jeu intacte et mettre facilement à jour le contenu.
  • concevoir facilement et rapidement les nouvelles formations. Les jeux de formation permettent une conception plus rapide des formations. Ils servent de cadre pour le contenu à transmettre, qui peut être sous différentes formes : documents papier, vidéo, sites Internet, etc.
  • intégrer l’évaluation à la formation. Les jeux permettent d’inclure l’évaluation des connaissances et des compétences dans le cours de la formation. Par exemple, le test final pour un programme de formation pourra être présenté sous forme de mots croisés. Ou les questions d’un quiz peuvent être régulièrement posées entre équipes pour tester le niveau de maîtrise des participants.
  • développer la performance active. La participation aux jeux nécessite des participants de prendre des décisions et de réaliser différentes tâches. Ainsi les jeux poussent les participants à l’action, développant la performance active.
  • favoriser le support mutuel au sein des groupes. Lors d’une formation, des participants peuvent avoir des besoins particuliers, ainsi que des compétences, des problèmes ou des expériences spécifiques. Certains jeux, en permettant une forte interaction au sein des groupes, peuvent leur permettre de s’organiser afin de pouvoir tirer parti des compétences diverses, et de répondre aux demandes particulières.
  • faire des économies. De nouveaux types de jeux (comme beaucoup de ceux présentés ici) permettent la participation d’importants groupes de participants. On peut ainsi facilement sortir du principe « pas plus de 12 stagiaires » couramment mis en avant par les formateurs, et animer des formations parfaitement efficaces avec de très grands groupes. Cela peut générer de considérables économies, jamais connues auparavant.
  • utiliser les outils de création multimédia. Il est maintenant relativement facile d’intégrer dans les jeux de simulation du contenu multimédia de qualité, au lieu de se limiter au traditionnel texte imprimé. Cela rend les jeux plus enrichissants, et permet d’intégrer un plus grand nombre de vecteurs d’apprentissage.
  • transformer les formateurs en facilitateurs. Compte tenu de l’évolution technologique et de l’accès quasi infini à la connaissance, le formateur prend maintenant conscience de l’importance d’être un guide pendant la formation, plutôt que de jouer le rôle d’un sage du haut d’une estrade. Il doit développer des compétences de facilitateur : guider des activités avec efficacité, et en faire un débriefing avec les participants pour qu’ils partagent leurs découvertes et leurs réflexions.
  • apprendre à mieux travailler en équipe. L’essentiel du travail en entreprise est réalisé non pas par des individus isolés, mais en équipe. Les jeux se pratiquent le plus souvent en équipes, et renforce cette manière de faire. Cela se traduit par une meilleure performance des équipes au travail.
  • aller dans le sens de l’évolution. Dans l’évolution des espèces, ce qui différencie les êtres humains des autres animaux est qu’ils représentent l’espèce la plus joueuse. Le professeur Johan Huizinga, historien néerlandais et fondateur de l’histoire culturelle, nomme l’espèce humaine Homo Ludens (l’Homme qui joue). Cela renforce l’idée que le jeu est utile pour éduquer et former les êtres humains.
  • favoriser des retours d’expérience immédiats. Le plus souvent, la meilleure manière d’acquérir des compétences est de répéter de nombreuses fois le bon comportement, et de recevoir un feedback immédiat. Beaucoup de jeux transforment des activités ennuyeuses en compétitions stimulantes. Le jeu favorise les comportements attendus, et le décompte des points illustre l’accroissement des compétences.
  • former la nouvelle génération. Les personnes recrutées actuellement dans nos entreprises sont issues de la nouvelle génération web 2.0. Elles ont été élevées avec des jeux vidéo et d’autres activités du même genre. Elles sont peu tolérantes envers des approches pédagogiques lentes et passives. Choisissez leur mode d’apprentissage préféré en utilisant des jeux aussi souvent que possible.
  • transférer vers une mise en situation réelle. La meilleure façon de transférer de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences est de former les participants à une mise en situation professionnelle. Cependant, ce n’est pas toujours faisable. La meilleure façon de s’approcher au plus près de la réalité professionnelle est d’utiliser des jeux de simulation, qui sont le reflet des objectifs et des procédures utilisés dans l’environnement professionnel.
  • utiliser la participation virtuelle. Une part importante de nos interactions professionnelles se fait via Internet. Des activités interactives de formation sont maintenant disponibles en utilisant des e-mails, Twitter, les réseaux sociaux ou les moteurs de recherches. Nous pouvons ainsi former dans un contexte qui est le reflet de l’environnement professionnel.